Optimiser votre site WordPress pour Google EAT

Google EAT, pour Expertise, Authoritativeness et Trustworthiness en anglais, n’est pas une nouveauté. Or, depuis peu, les professionnels du SEO considèrent ces concepts comme des facteurs de classement importants, si ce n’est les plus importants lors des récents core update. Et ce ne serait pas fini.

Au premier rang des sites concernés figurent ceux traitant de santé, sécurité, actualité, finances, éducation, immobilier, politique, commerce et religion.

Ce que les webmasters devraient savoir sur les core update

Plusieurs fois par an, Google publie une core update, c’est-à-dire une mise à jour du cœur de ses algorithmes et systèmes de recherche. Depuis août 2019, ces mises à jour renvoient à un article du Webmaster Central Blog intitulé « What webmasters should know about Google’s core updates » , dans lequel les webmasters désireux d’améliorer la qualité de leurs sites sont invités à « se concentrer sur le contenu » et à « se familiariser avec les consignes détaillées à l’intention des évaluateurs et avec l’EAT. »

Fait rare, Google cite également, en guise d’informations complémentaires, des ressources créées par des professionnels du SEO indépendants.

Consignes détaillées à l’intention des évaluateurs

Les Consignes détaillées à l’intention des évaluateurs sont un document interne utilisé par Google pour contrôler les résultats de recherches. Des milliers d’évaluateurs qualité, les Quality Raters, sont chargés de mener des recherches sur certains mots clés et d’évaluer la qualité des pages sortant dans les résultats (sur une échelle qualitative à 9 échelons). On leur demande de visiter et évaluer les pages affichées dans les résultats de la recherche, selon une procédure détaillée comprenant des vérifications de fond sur les personnes et organisations responsables du contenu des pages.

Les résultats obtenus permettent à Google d’évaluer la qualité des résultats de recherche sur la durée, au fil des mises à jour de l’algorithme.

La première version connue de ces consignes remonte à 2008 et plusieurs versions ont fuité depuis, avant que Google n’en publie la première version officielle en 2012.  La dernière version disponible se trouve ici – lorsque le présent article a été écrit, la dernière version publiée datait du 5 décembre 2019.

Ces consignes introduisent deux concepts importants, résumés ainsi : YMYL et EAT.

L’YMYL, pour Your Money or Your Life (la bourse ou la vie), fait référence à des sujets qui pourraient avoir une incidence sur le bonheur, la santé, l’équilibre financier ou la sécurité des personnes. Google tient à ce que les évaluateurs accordent une attention particulière à la qualité des pages traitant de sujets YMYL, car des pages de piètre qualité pourraient avoir un effet négatif sur un internaute effectuant sa recherche dans Google.

L’EAT (Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness) est un moyen, pour les évaluateurs, de mesurer la qualité des pages en s’intéressant à leur créateur plutôt qu’à leur contenu. Même si le contenu, notamment l’utilité des titres, fait également l’objet d’un examen.

En français on peut traduire Expertise par « expertise », Authoritativeness par « qui fait autorité » et Trustworthiness par « fiabilité » ou « réputation ».

L’EAT semble compter pour toutes sortes de recherches, mais surtout pour les recherches YMYL. Si vous recherchez des informations sur un grave problème de santé, Google veut s’assurer que vos résultats de recherches comportent uniquement des avis de médecins qualifiés. Il est tout aussi possible que, pour des recherches moins vitales, par exemple « recettes de pain français », Google soit également capable de récompenser du contenu s’il est avéré que ce dernier provient, par exemple, d’un boulanger français.

Avoir de l’expertise, faire autorité et être fiable

L’EAT est souvent considéré comme un facteur unique, mais l’expertise, l’autorité et la confiance peuvent être évaluées séparément.

  • L’Expertise concerne le créateur (personne ou organisation) du contenu principal d’une page. Elle évalue son expertise sur le sujet.
  • L’Authoritativeness concerne le créateur, le site web et le contenu même. Elle évalue si le créateur ou le propriétaire du site web fait autorité sur le sujet de la page. L’exemple donné est celui d’une page Qui sommes-nous ? sur le site web d’une entreprise : le site web peut être considéré comme faisant autorité sur lui-même et devrait donc obtenir un score élevé pour ce critère.
  • La Trustworthiness concerne le créateur, le site web et le contenu même. Ce critère fait l’objet d’un contrôle externe, via des sites web de confiance. Les consignes citent des sites comme Yelp! et Better Business Bureau (BBB.org) comme sources d’information fiables sur la confiance qu’inspirent les entreprises.

Les évaluateurs évaluent la qualité générale d’une page, mais un score EAT faible indique que ceux-ci devraient la juger de médiocre qualité. En guise d’exemple, les consignes stipulent que des contenus potentiellement susceptibles de propager la haine, causer du mal, désinformer ou tromper des utilisateurs devraient obtenir les scores les plus bas. Elles mentionnent également que les publications anonymes (lorsqu’il est impossible d’identifier l’auteur d’une page ou le propriétaire du site web) devraient également recueillir l’EAT le plus bas, et donc, être considérées de qualité inférieure.

L’EAT comme facteur de classement

Lorsqu’un évaluateur estime qu’une page donnée est de mauvaise qualité, cela ne devrait avoir aucune conséquence sur le classement de la page dans Google. Cette estimation est uniquement utilisée dans le cadre d’une évaluation interne des résultats.

Toutefois, il n’est pas impossible que Google utilise ces scores pour les intégrer à son index. Tout ce qui nous garantit qu’il ne le fait pas, c’est sa parole. Il est aussi possible qu’un ingénieur reçoive un rapport d’un évaluateur et signale les pages de mauvaise qualité à l’équipe Web Quality. Celle-ci pourrait prendre des mesures, manuellement, contre ces sites.

La grande question, toutefois, est de savoir si Google est parvenu à coder l’évaluation de l’EAT dans son algorithme et à en faire un signal pour classer les pages. Bien que Google nie qu’un mécanisme aussi simpliste soit à l’œuvre, cette idée est très répandue et de nombreux professionnels du SEO pensent que les propriétaires de sites web devraient optimiser l’EAT de leur site ou, plutôt, prouver qu’ils en remplissent les critères.

Optimiser votre site WordPress pour Google EAT

Si vous avez de l’expertise, faites preuve d’autorité et êtes fiable, alors il faut pouvoir le démontrer dans votre site WordPress.

  1. Identifiez-vous, ou votre entreprise, comme étant le propriétaire du site web. Pour les entreprises, veillez à indiquer votre adresse postale et votre numéro de téléphone sur votre site web et utilisez les données structurées schema.org appropriées (LocalBusiness, par exemple) pour être identifié plus précisément par Google.
  2. Veillez à publier les mentions légales requises dans votre pays. Par exemple, en France, il est obligatoire, pour un site web professionnel, d’avoir une politique de confidentialité, et pour un site de e-commerce, d’avoir des conditions de retours.
  3. Utilisez le protocole HTTPS et assurez-vous qu’il n’y ait pas de messages d’erreur de type « contenu mixte ».
  4. Si vous êtes une organisation, créez une page Qui sommes-nous ? facile à trouver. Donnez des informations essentielles sur l’entreprise qui permettront de l’identifier – par exemple, sa date de création, son statut juridique, les noms de ses fondateurs.
  5. Si vous publiez un blog à titre individuel, créez une page Qui suis-je ? Donnez des informations sur vos études et votre expérience, pertinentes pour le contenu de votre site.
  6. Identifiez l’auteur de chaque article du blog. Certains thèmes masquent les auteurs et de nombreux auteurs, dans WordPress, s’identifient comme « Admin », ce qu’il faut corriger pour démontrer son EAT.
  7. Ajoutez des biographies d’auteur conséquentes pour chaque article publié ou fournissez une biographie sur chaque page auteur dans WordPress. Indiquez les raisons pour lesquelles l’auteur est qualifié pour s’exprimer sur votre site. Si celui-ci dispense des conseils d’ordre médical, alors il faudra mentionner les qualifications médicales des auteurs dans leurs biographies. S’il s’agit d’un site de recettes, vous pourrez mentionner vos expériences culinaires personnelles ou professionnelles.
  8. Si vos auteurs ont publié des livres, utilisez les données structurées Book pour identifier les livres et noms des auteurs plus clairement. Ajoutez au minimum le numéro ISBN ou les liens vers les pages où votre livre est référencé à l’aide de son ISBN (comme Amazon).
  9. Assurez-vous que les bios figurant sur les profils sociaux de vos auteurs sont similaires à celles utilisées sur votre site. Encouragez les auteurs à publier des articles contenant des liens vers ceux qu’ils ont écrits sur votre site.
  10. Ajoutez les sources d’information que vous avez utilisées pour écrire un article. Si vous citez des faits et des chiffres, vous pouvez indiquer les liens vers les pages de référence (Wikipédia, par exemple).
  11. Si Google affiche une fiche info lorsque vous faites une recherche sur votre nom, assurez-vous de la revendiquer.
  12. Vérifiez les backlinks en provenance d’autres sites et sollicitez des sites pertinents pour en obtenir d’autres.
  13. Revendiquez votre entreprise sur Google My Business et dans les pages jaunes, lorsque cela est possible.
  14. Encouragez vos clients satisfaits à laisser des avis sur les sites pertinents.
  15. Partagez vos connaissances et votre expertise sur le web en écrivant de bons articles.
  16. Encouragez vos lecteurs à laisser des avis, mais soyez très attentif à qui ils sont et à ce qu’ils publient. Les commentaires peuvent être des armes à double tranchant. La bonne nouvelle, c’est que Google devrait être en mesure de distinguer le contenu principal des avis dans un article WordPress.

 

Nous espérons que ces conseils vous aideront à améliorer votre classement dans Google, maintenant et à l’avenir. Mais soyons d’accord sur un point : que Google utilise l’EAT ou non comme critère de classement, tous ces conseils sont à suivre, quel que soit le site WordPress.  Démontrer que l’on possède l’expertise, que l’on fait autorité et que l’on est fiable ne peut que faire du bien à votre activité !

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